Les effets secondaires des ipp sur l’estomac

Troubles digestifs

Les inhibiteurs de la pompe à protons, autrement appelés ipp, font partie de l’attirail pharmaceutique dégainé par les médecins face aux patients atteints de douleurs stomachales ou de remontées acides. S’ils ont acquis une réputation d’innocuité, ils se montrent en réalité bien plus néfastes qu’il n’y parait pour la santé. Quels sont les effets secondaires induits par les inhibiteurs de la pompe à protons, souvent négligés lors des prescriptions ?

Prescriptions des traitements ipp abusives

Un article publié par la Revue Médicale Suisse en 2015 révélait une étrange réalité : 60% des prescriptions d’inhibiteurs de la pompe à protons seraient réalisées en-dehors de l’autorisation de mise sur le marché. Cela signifie que l’utilisation de ces médicaments a subi un détournement, et qu’il est devenu courant de les prescrire dans des situations qui ne le nécessitent pas clairement. L’auteur du rapport cite trois exemples recensés par la HAS, la Haute Autorité de Santé :

  • la prescription en parallèle d’anti-inflammatoires même sans facteur de risque;
  • le traitement de symptômes ORL apparaissant comme liés au reflux gastro-œsophagien;
  • la prévention d’hémorragies digestives chez les patients des soins intensifs.

Même si le rôle des inhibiteurs de la pompe à protons n’est pas mis en cause, c’est leur utilisation systématique dans des cas variés qui est problématique. Certains professionnels de santé semblent ignorer les risques liés à une prise prolongée d’un traitement ipp et continuent à proposer ce médicament pendant des mois sans tenir compte des effets secondaires. Cliquez ici pour découvrir en détail la façon dont la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons dérègle le fonctionnement des organes digestifs et provoque des conséquences potentiellement dangereuses.

Les différents médicaments utilisés pour traiter les troubles digestifs

Contre les brûlures d’estomac, les ulcères, les remontées acides et les douleurs post-prandiales, il existe un certain nombre de médicaments sur le marché. Trois catégories principales peuvent être définies :

  • les antiacides;
  • les antagonistes H2;
  • les inhibiteurs de pompe à protons.

Les antiacides offrent une action rapide et de courte durée, généralement équivalente à une ou deux heures. Ils contiennent des sels minéraux qui contribuent à faire baisser l’acidité du milieu gastrique le temps d’un repas. La plupart sont proposés en vente libre comme le Maalox, le Xolaam ou le Rocgel.

Les antagonistes H2 ou antihistaminiques H2 bloquent certains récepteurs présents dans la paroi stomacale afin de réduire la production d’acide. Leur efficacité suffit pour les troubles légers. Vous les retrouverez en vente libre sous des dénominations telles que Raniplex, Azantac ou Pepcid.

Les inhibiteurs de la pompe à protons, eux, assurent une action plus intense sur les symptômes de douleur gastrique et de remontées acides. Ils bloquent le fonctionnement d’une enzyme impliquée dans la production d’acide. Certains médicaments sont disponibles sans ordonnance mais d’autres sont prescrits par un professionnel de santé comme ceux à l’oméprazole ou au pantoprazole. Les indications concernent théoriquement des pathologies chroniques ou des troubles installés sur le long court. La problématique apparait lorsque les ipp sont utilisés pour des troubles mineurs, ou de façon prolongée sans connaissance de cause.

Esomeprazole et effets secondaires, ce qu’il faut savoir

Considéré comme l’un des inhibiteurs de pompe à protons les plus efficaces, l’ésoméprazole intervient dans plusieurs cas de figure : reflux gastro-œsophagien important, ulcère important gastrique ou péri-intestinal, syndrome de Zollinger-Ellison, prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) avec un risque d’ulcère avéré.

Malgré son efficacité, l’ésoméprazole, comme la plupart de inhibiteurs de pompe à protons, présente également des effets secondaires importants qu’il convient de prendre en compte. Les études disponibles relatent une série de conséquences dramatiques sur les personnes prenant des médicaments pour le système digestif sur une longue durée. Voici quelques-uns des risques les plus sévères qui peuvent être attendus :

  • carences notamment en vitamine B12, en vitamine C, en fer, calcium et magnésium;
  • fractures au niveau de l’avant-bras, du poignet et des vertèbres;
  • modification de la flore intestinale occasionnant des infections;
  • prise de poids importante;
  • affection cardiaque et baisse de l’efficacité du traitement de certains AVC;
  • insuffisance rénale;
  • troubles de l’érection.

Comment se passer des ipp pour les douleurs d’estomac ?

Afin de ne pas exposer certains patients à des risques inutiles, les médecins bénéficient d’une panoplie de traitements alternatifs pour réduire l’occurrence des troubles digestifs sans inhibiteur de pompe à proton.

En cas d’arrêt du traitement, il est conseillé de respecter une certaine progression pour réhabituer l’organisme et éviter la production massive d’acide. Les antagonistes H2 constituent une alternative moins délétère, bien qu’elle présente elle-aussi des effets secondaires non anodins.

Le plus important pour traiter l’acidité excessive reste toutefois d’en déterminer les causes. Stress, alimentation trop riche, obésité, tabac, consommation de certains aliments, sommeil léger sont autant de points sur lesquels il est possible de produire des améliorations pour augmenter la qualité de vie sans traitement médicamenteux.

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